26.07.2007

Notre blog est gourmet de mots.

 Echanges entre peyrinois, échanges avec d'autres blogueurs...

Tous les 15 jours, Nène La feuillante proposera une gourmandise littéraire dans la rubrique :

"gourmandises de mots"

 

 

Notre blog est gourmet de mots.

Si vous voulez partager nos repas, vous serez cordialement  et régulièrement invité. Notre plat du jour pour cette fois sera une de nos recettes favorites :

 Prendre des expressions toutes faites, un peu rancies peut-être, les jeter en vrac dans une jatte, secouer, mixer, battre, chauffer, goûter, servir quand le mets est à votre goût, chaud et consistant l’hiver, frais et plus cru l’été… en tout cas une cuisine nouvelle.

Voici quelques unes de nos créations :

Les dés sont cuits

Sa taille de guêpe a fait mouche

Saisir le pot aux roses par les cheveux

Pousser des cris de beurre frais

Ne pas baiser plusieurs lèvres à la fois

Honorer ses saints par les deux bouts

A VOUS de vous amuser à malaxer, déformer, mélanger à votre gré les expressions !


Connaissez-vous le virelangues ?

Bien sûr. Qui ne connaît les chemises de l’archiduchesse* ou pruneau cru, pruneau cuit

 *Julos Beaucarne en a intitulé et composé un livre dans la collection « Le goût des mots » dirigée par Philippe Delerm, une collection que l’on conseille fortement aux amoureux des mots.

 

Le « virelangues » y est défini comme «un mot ou bout de phrase, une rimaille, voire un long texte, que l’on doit répéter, éventuellement un nombre fixé de fois, sans s’empêtrer dans la prononciation » (Roger Pinon). Les écoles d’art dramatique connaissent bien ces traquenards !

 

Si on leur en proposait de nouveaux, à nous ?

 

Vous voulez quelques exemples avant d’en imaginer à votre tour ?

Des classiques :

Trois grands dragons gradés gardaient des grottes.

Trois petites truites crues, trois petites truites cuites.

Je veux et j’exige. (liaison obligatoire !)

 

Un exemple de notre cru :

Au creux d’une grotte gluante un grand clown galeux draguait une grosse cocotte qui croquait des galettes craquantes.

 

A VOUS maintenant!

 Il vous suffit de mettre vos textes dans les commentaires et nous nous chargeons de les publier.

 

Nène la Feuillante

Commentaires

Pas faciles ces petits jeux,
Mais je me jette à l'eau!

Un escargot ne fait pas la pluie
Cycliste qui roule n'amasse pas les calories
Tant va la bergère au champ qu'à la fin elle s'endort

Ecrit par : bern | 31.07.2007

Bravo Bern, très bien tes malaxages d'expressions. Ils me donnent envie de te répondre.

Flic qui roule vous fout la frousse.
Bière qui mousse rend la vie douce
Tous les chagrins mènent au rhum

Tu vois dans quel secteur vont mes pensées ce matin !

Ecrit par : Mad | 02.08.2007

Je me suis essayée aux virelangues: c'est rigolo.

"Sais-tu qui faisait la tête à Thot ? C'était pas le tapir, c'était pas la tortue, pas le toutou la tête à Thot, c'était l'ibis, tu sais, lla tête à Thot. Que de trucs,dis donc, tu sais, toi, sur Thot !"

Et quand on a pondu ça, on en a plein la tête (à pas Thot), alors on continue. Par exemple, ça peut donner ça :

"Cesse donc gredin grognon de crêper le chignon du mignon bignonia."

Ecrit par : Mad | 02.08.2007

Ben a écrit :

Eloïse et Louise

Assises sur les bords de la Tamise grise, Eloïse et Louise sympathisent. Elles lisent des sottises avec gourmandise. Elles devisent. Leur hantise : que leurs rêves se réalisent. Elles avisent, improvisent. Décision prise, font leurs valises. Même si le ridicule elles frisent, même si ce n'est plus de mise, les deux apprenties marquises d'un beau prince en chemise visent... la bise, voire... l'église. Mais surprise, du même les voilà éprises. Bien sûr elles ne maîtrisent pas la traîtrise que la convoitise attise. C'est la mouise, la crise s'enlise, s'étarnise. Elles s'épuisent, se méprisent. Mon analyse, en toute franchise ? Quelle bêtise ! Exit Venise, à la remise. Mieux vaut aller à Pise déguster à sa guise d'exquises cerises. Oh please, qu'on se le dise, vous éviterez la psychanalyse.

Ecrit par : Madeleine RAMBAUD | 03.08.2007

ERRATUM
"Eloïse et Louise" a été écrit par Ben et confié à Mad pour copie.

Mad est "sous le coup" d'une belle pensée de Louis Aldebert :

"J'ai vénéré la terre pour comprendre le ciel
et grâce aux vers luisants j'ai connu les étoiles"

Ecrit par : Madeleine RAMBAUD | 03.08.2007

Laisser sans se lasser les laisses lancinantes
Jamais jurer sans jauger ses jurons
Sévir sans sévices serait sûr et sans risque

Bonne journée, enfin au soleil,

Ecrit par : framboisine | 08.08.2007

Rien ne sert de courir, il faut baiser à point

Qui n’entend qu’une cloche n’entend qu’un con
(Oh pardon !)

Dormir sur ses deux bières

Ecrit par : framboisine | 08.08.2007

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