02.03.2008

Cheng. "Le vide médian"

Descendre le premier sentier de l'ombre

En direction de la colline qui saigne

D'une source aussi pure que la douleur

Dans l'aurore imminente du coeur

L'enfance au vent reste à venir

Que ne renie point l'odeur de résine

Jaillie des pins sauvés de la flamme

Jaillis nous-mêmes

                          de la soif

De mûres crachées par les renards

Au coeur d'une aurore imminente

Toute tendue vers le miroir brisé

Ô cueillir les nuages à pleines mains

Dans l'étang vierge aux roseaux naissants

Où un crapaud loin des lotus d'antan

Darde le regard de la prime terreur

Reflet d'un éclat longtemps disparu.

 

 

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Commentaires

Le texte du "Vide médian" est à la source des mots donnés au moment des voeux pour la nouvelle année

Ecrit par : Nène | 02.03.2008

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